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LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
28 Octobre 2002

 

Nous avons un compte au C.C.P à MARSEILLE depuis 1995 et nous n'avons jamais eu un incident de paiement.
Si bien que les C.C.P nous ont accordé un découvert en fonction de notre mouvement bancaire et un paiement différé pour effectuer nos achats par carte bleue.
Or, le 1er octobre 2002, nous avons reçu une lettre disant que " La durée d'utilisation du découvert ne pouvant dépasser 30 jours consécutifs, il est nécessaire que le solde de votre compte redevienne positif à l'issue de cette période, soit le 5 octobre 2002 ".


Le 5 octobre 2002, notre découvert était de 1300 euros. Nous avons versé 1900 euros et le 7 octobre 2002, par précaution, nous avons appelé le service des centres postaux qui nous a dit de ne pas tenir compte de la lettre du 01/10/2002 vu que notre compte était créditeur.
Or, le 9 octobre 2002, nous recevons une autre lettre disant " La durée d'utilisation du découvert ne pouvant dépasser 30 jours consécutifs, je suis obligé d'interrompre votre autorisation de découvert dans l'attente de votre règlement. Je ne suis également plus en mesure de vous accorder l'option de paiement différé pour votre carte. Ainsi, le montant de vos achats déjà effectué par carte est immédiatement porté au débit de votre compte ".


Le paiement mensuel dans la soirée par carte bleue s'étant présenté, les C.C.P n'ont pas tenu compte que nous avions crédité notre compte. De ce fait, sans nous donner un délai raisonnable, notre découvert autorisé qui était de 1600 euros et notre paiement différé par la carte bleue étaient annulés. Mieux, ils ont passé au débit de notre compte le paiement par carte bleue qui devait être effectué le mois d'après et comme notre gestion passe par des débits réguliers de paiements par carte bleue sur Internet, cela est la " mort " de notre association si les C.C.P. ne nous restituent pas la possibilité du paiement différé.
Sans rentrer dans le détail, combien d'entreprises et d'associations peuvent-elles faire face à une telle situation et que peut-il se passer dans ce cas-là ?
Les chèques étant rejetés, le chef d'entreprise se trouve interdit bancaire, les maisons de lising cherchent à reprendre leur matériel. L'entreprise " marquée " à la Banque de France perd tous ses crédits et se trouve dans l'impossibilité de travailler. Ceci amène le dépôt de bilan, le blocage de tous les comptes et le licenciement du personnel.

Que faut-il faire alors ?

Les banques et les C.C.P ne devraient pas avoir le droit de supprimer un découvert d'un seul coup. Mais l'entreprise ou le particulier devraient être avertis que leur découvert va être réduit au maximum de 20 % et encore moins de débiter immédiatement les paiements différés et de supprimer le paiement par carte bleue sans avertir. Agir ainsi, c'est vouloir tuer l'entreprise ou surendetter le particulier en le faisant marquer à la Banque de France surtout s'il est en situation financière fragile pour un cas particulier ou de force majeure indépendant de sa volonté, divorce par exemple. Ce qui va engendrer des difficultés financières irréversibles. Le retard de découvert peut entre autre être du à un retard comptable ou de force majeure que lui-même subit comme l'écrit Alain Pierrefitte dans son livre Le Mal Français : " L'état mauvais payeur a mis plus d'une entreprise en faillite ". Mais il n'y a pas que l'état, il y a aussi des grandes surfaces, qui par leur retard de paiement, sont responsables des liquidations d'entreprises en pleine expansion.
Certes les pièges dans l'industrie et le commerce contre les entreprises sont multiples et ceci explique que beaucoup d'entre elles qui se créaient ferment au bout de deux ans.


C'est sur cette question que vous devez vous pencher, Monsieur le Premier Ministre, pour que notre pays ne continue pas de s'enfoncer dans le malaise économique à cause des banques, des administrations, des auxiliaires de justice, des tribunaux de commerce et des procureurs qui n'exercent pas leur devoir de surveillance par la suite suivant l'esprit de la constitution.
Aussi, ce n'est que par l'apport des sciences humaines dans les institutions que peut se produire un profond changement conforme à ce que devait être le respect des droits de l'homme.


Le Président
J.C.MARIE

PS : Lettre envoyée à Mr le Président de la République, Mrs les Députés, Mrs les Sénateurs, Mr le Procureur Général, à la Presse et à diverses personnalités.

P.S. Malgré cette lettre, les C.C.P. nous ont supendu notre carte bleue. Aussi, il ne nous reste plus qu'à demander une carte bleue dans un pays étranger "offshore" où les entreprises vont s'installer.
Tant qu'en France il y aura une indifférence générale sur ce que subissent les citoyens et les entreprises, il ne sera pas possible d'améliorer la vie du peuple.

 

 

 

 

 

 

 

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