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LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
REDUIRE LE CHÔMAGE C'EST FACILE …
IL SUFFIT DE LE VOULOIR !!
27/02/2006

 

J'ai adressé plusieurs lettres dénonçant le manque de compréhension que subissent les entreprises de la part des banques. En effet, il est capital qu'une entreprise ou une association puisse bénéficier automatiquement au minimum de la moitié de son chiffre d'affaires comme découvert. Cela aurait l'avantage de lui éviter le dépôt de bilan par manque de trésorerie, surtout lorsqu'elles ont plus d'un an d'exercice.

Après de nombreuses demandes d'augmentation d'un découvert, voici ce qu'une banque m'a répondu, ce qui suit ci après par extrait :
" Après étude de votre dossier, je vous informe que le fonctionnement actuel de votre compte ne me permet pas dans l'immédiat de vous accorder cette augmentation ".

Permettez-moi de vous dire à quel point je trouve cette méthode inadmissible ! D'autant plus que le chiffre d'affaires de l'entreprise en question pourrait être cinq fois supérieur à celui du découvert qui est autorisé. Et sous prétexte que la banque se base sur une moyenne concluant qu'il n'y a pas assez d'argent sur le compte, l'entreprise se verra refuser son augmentation de découvert.
C'est un manque de logique total !
Parce que si un découvert égal à la moitié de son C.A lui était autorisé, comme cela était le cas sous le général De Gaulle, l'argent pourrait rester plus longtemps sur son compte bancaire. Aussi, l'entreprise ne se verrait pas dans l'obligation d'attendre ses rentrées d'argent pour faire face à ses obligations. Autrement dit, ayant moins de contraintes financières, elle pourrait plus facilement se développer.

Pourquoi les entreprises ont-elles perdu le découvert auquel elles avaient droit sous le gouvernement du Général De Gaulle ? Parce que la justice a condamné, pour son propre profit, les banques qui acceptaient d'importants découverts pour les faire participer au passif des entreprises. Et ceci sous l'indifférence du gouvernement de l'époque. Aussi, les banques ont réagi en allant d'une extrémité à l'autre.
Il résulte de la lettre adressée par la banque ce qui suit par extrait :



" Conditions d'utilisations du découvert :

Durée d'utilisation minimum : 30 jours consécutifs à partir de la date d'apparition du découvert.

Le dépassement du montant ou de la durée du découvert autorisé peut notamment vous exposer à un non paiement pour défaut de provision et le cas échéant à une interdiction bancaire ainsi qu'à des frais de rejet (art.l.131-13 du code monétaire et financier). Cette situation entraîne l'annulation de l'autorisation de découvert. Si le découvert n'est pas remboursé dans un délai de 30 jours, le compte courant postal peut être clôturé, après une mise en demeure. "

On croit rêver ! Il est temps que le législateur normalise cette situation au plus vite car cette réglementation scélérate détruit abusivement des entreprises et fabrique de plus en plus de chômeurs.
Toute entreprise connaît le creux de la vague à un moment ou un autre, et combien d'entrepreneurs n'ont-ils pas été victimes d'un chèque débité avant la date prévue ? Aussi, comment peut-on ne pas tomber dans le piège ?

Ceci ne représente qu'un aspect des abus des banques.
Que dire de la procédure douteuse suivante, émanant de la Banque Postale ? Lorsqu'un chèque est émis, il est souvent débité du compte le lendemain même, alors que lorsqu'on en dépose un, il met plusieurs jours avant d'être crédité. Trouvez-vous cela normal ?

La solution pour tous serait une nouvelle loi qui accorderait un découvert correspondant au minimum à 50% du chiffre d'affaires. Ainsi, les entreprises auraient une sécurité financière et, en sachant qu'elles peuvent payer leurs employés à la fin du mois, pourraient plus facilement embaucher. De même qu'elles pourraient régler les créances dues à l'Etat (les caisses de vieillesse seraient moins en déficit) sans être obligées de payer leurs fournisseurs et la publicité pour maintenir ou améliorer leur chiffre d'affaires.

Si les banques accordaient au minimum 50% du chiffre d'affaires de découvert aux entreprises, il y en aurait sans aucun doute qui se développeraient et pourraient embaucher, et au pire des cas, d'autres verraient leur dépôt de bilan retardé, disons de 3 mois. Mais même si ce dépôt de bilan est inévitable, ces 3 mois ou plus n'en sont pas moins négligeables puisqu'ils seront toujours profitables à l'économie nationale par le maintien d'emplois. Et actuellement, en ce qui concerne la France, 3 mois de plus pour 50 000 entreprises qui déposent le bilan, cela équivaudrait à 10 000 entreprises en moins dans l'année qui ne le déposent pas. Soit, un minimum de 100 000 personnes qui ne perdent pas leur travail. C'est bien beau de donner des primes à la création d'entreprises si c'est pour les détruire aussi vite. Ce n'est pas de cette manière que l'on réduira le chômage.

Est ce que ça ne serait pas un bon commencement pour sortir de la crise économique ? Combien d'entrepreneurs n'ai-je pas rencontré devant le tribunal qui avaient des travaux à effectuer mais qui ne pouvaient plus se permettre de les réaliser par manque de trésorerie ?
Ou encore, combien d 'entreprises déposent le bilan en laissant leur clientèle en attente, sans parler des commerces qui ne peuvent se ravitailler d'articles qui se vendent pourtant bien.

Aussi, en condamnant les banques qui aidaient les entrepreneurs, la justice prouve bien qu'elle est une entreprise de destruction contre la société.

De nos jours, on sait bien que lorsqu'une entreprise est sujette à un rejet de sa banque, c'est le début de la fin. Elle perd ses crédits auprès de ses fournisseurs et sous l'accablement des charges, elle ne peut avoir l'optimisme de prospérer. Elle demeure condamnée à rester petite autrement, cela l'entraînerait inéluctablement à la liquidation judiciaire, et tout ça, pour le bénéfice d'une certaine justice.

Une loi éviterait aussi que des chefs d'agence se permettent de réduire, selon leur bon vouloir, le montant du découvert et qu'ils aient à couper le découvert d'une entreprise sous la pression d'un auxiliaire de justice.
Il est de notoriété publique que par cette méthode, des mandataires de justice ont fait mettre plus d'une entreprise en liquidation judiciaire sans qu'aucune poursuite tentée n'aie été connue.
Aussi, on se demande à quoi servent les procureurs qui sont censés surveiller les auxiliaires de justice ?

La justice est un milieu fermé où les hommes dits ''de loi'' se soutiennent, et ce n'est pas l'affaire d'Outreau qui va nous prouver le contraire. Et en matière de justice commerciale cela est pire encore !
C'est ce qui explique la cause profonde du malaise économique que les élus, la presse, les syndicats et les religions ne veulent pas voir.

L'esprit judiciaire représenté par l'affaire d'Outreau fait partie du plus profond refoulement de l'homme qui lui permet d'abuser de son semblable sans état d'âme, sans s'en rendre compte et en prétendant le contraire. C'est ce que fait la justice envers ses victimes. Ce sont ces refoulements inconscients qui forment son noyau initial et qui empêchent l'homo sapiens de pouvoir se réveiller et évoluer.

A travers l'affaire d'Outreau, vous voyez maintenant ce que vaut la justice.
Il est grand temps d'établir le droit au découvert réclamé par les entrepreneurs, en attendant la constitution inéluctable d'un tribunal de salut public pour la refonte du droit.
Pierre Daco écrit que " l'homme ne peut se psychanalyser lui-même car il serait trop effrayé de voir comment il est ". Pourtant, la refonte de la culture pour l'acquisition de notre bien-être passe par notre propre psychanalyse. Aussi, il ne faut pas voir ce que j'écris comme discriminatoire mais comme salutaire pour l'avenir de l'homme.

Comprenez Monsieur le Premier ministre, qu'en ne donnant pas une place plus importante à cet enseignement, c'est tout l'enseignement général (y compris religieux) qui est à remettre en cause, et cette lacune intellectuelle explique que les institutions ne peuvent être que le contraire de ce qu'elles devraient être lorsqu'elles sont appliquées en ignorant le double déterminisme de l'homme qui le pousse à abuser de son prochain.

Devant cet état de fait, il ne peut que chercher à s'autodétruire. Au lieu de ça, il devrait plutôt se voir tel qu'il est et s'éviterait ainsi de se créer des maladies et de provoquer sa mort prématurée. Tout ce que fait l'homme est la plupart du temps conçu à l'envers sans qu'il s'en rende compte. Ceci continue à renforcer son état d'inconscience car intérieurement, il se croit pourtant honnête. Cette prise de conscience pourrait empêcher les crimes commis envers ses semblables.

Comme cette réglementation a été conçue pour protéger les banques, elle se retourne contre les entrepreneurs honnêtes, tout simplement parce que le législateur n'a pas pensé que l'homme n'avait pas tous ses sens. Mais il se trouve que lui ne les a pas. C'est ce que nous ont montré les magistrats de l'affaire d'Outreau, qui est une petite affaire par rapport à ce que l'on peut écrire sur le comportement de l'homme.

C'est cette raison qui me pousse à écrire que les institutions représentent une véritable aberration pour ne pas tenir compte du double déterminisme de l'homme. Ceci n'est rien d'autre que le machiavélisme dont il fait preuve contre son semblable malgré son instruction, et c'est pour cela qu'il est plus qu'urgent de réglementer les découverts bancaires. Sinon, où est l'utilité pour l'Etat de distribuer des primes pour créer des entreprises dans les zones sensibles ou autres, alors que tout est conçu pour les détruire.

L'homme veut-il continuer ainsi à rester dans cet état d'ignorance intérieure ou veut-il s'en sortir pour se surpasser et élever son esprit ?
S'il veut s'en sortir intérieurement, je vous prie de tenir compte de cette lettre ainsi que du contenu du site de l'AEJC : www.aejc-fr.com

En espérant que vous comprendrez l'importance de cette présente pour le bien public, car dans cette misère sociale quotidienne, on ne peut laisser continuer les banques à couper les crédits ou avoir un comportement similaire sans raison.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier ministre, l'expression de mes sentiments dévoués.


Jean-Claude Marie
Président de l'AEJC
www.aejc-fr.com

P.S. : Pour information. Lettre adressée à M. le Président de la République, Mmes et MM. les Députés, Mmes et MM. les Sénateurs, M. le Procureur Général, à la Presse et à diverses personnalités ainsi qu'aux associations.

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